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La faute d'orgueil

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Elle fixa encore un instant le dossier qu'elle venait d'ouvrir pour la énième fois. L'horreur était toujours aussi frappante, cette pauvre femme avait été tué avec tant de haine qu'elle en eut presque des hautes-cours, pourtant, les suspects étaient minces voire inexistants. Dans un soupir, ses doigts refermèrent le dossier, et elle se leva : elle avait besoin de son consultant. Ses talons calquèrent sur le parquet alors qu'elle traversait le recoin de son unité, la meilleure du CBI et devenu encore meilleure après l'arrivée de ce dit consultant ayant un immense attrait pour le show et une grande discorde pour les règles, avec un don réel pour mettre sa carrière en équilibre au-dessus du vide. Ce dernier s'était réfugié à l'étage alors en travaux de rénovations depuis le début de l'année : il y dormait et y travaillait surtout sur l'affaire John le Rouge ce qui était compréhensible. Arrivée devant la lourde porte en métal grise coulissante fermant le domaine du consultant, elle toqua brièvement attendant qu'il l'ouvre. Elle n'eut aucune réponse.

" Jane !"

La porte s'ouvrit dans un grincement. Le dénommé Jane laissa sa tête dépassé. Il ne portait pas sa veste ni son gilet de costume, sa chemise était débraillée et les manches de cette dernière remontaient jusqu'à ses coudes. Ses cheveux décoiffés, une lueur de folie brillaient dans ses pupilles bleus soulignée par de larges cernes bleutés. Depuis combien de temps n'avait-il pas dormi ?"

" Que se passe-t-il ?

- Nous avons une affaire, au cas où, vous l'auriez oublié.

- J'ai des choses plus importantes à faire, Lisbon. Je suis tout proche !

- J'en suis ravie pour vous. Mais, vous faites ce que vous voulez sur vos heures libres, là, vous avez de boulot.

- Quand ne suis-je pas sur mes heures libres ? Répliqua-t-il avant de calquer la porte.

Lisbon cligna des yeux, surprise par la réaction de son collègue et ami. Elle réalisa ce qui venait d'arriver dans un soupir, Jane était mal luné, et cela était dû à la fatigue et au fait qu'il ne devait rien trouver d'extrêmement utile dans sa quête du tueur ayant abattu sa famille; et le trop plein d'émotion, ce qui était assez ironique puisqu'il s'agissait du faux médium, lui retombait dessus...

" Jane, réouvrez-moi cette porte. Gronda-t-elle, et il s'exécuta.

- Bon sang, Lisbon...

- On a une affaire. Sortez. Maintenant. Répliqua-t-elle en incitant sur chaque mots ayant presque l'impression de débattre avec l'un de ses frères quand ces derniers boudaient.

- J'ai des choses plus importants à faire qu'aider des enquêteurs incapable d'enquêter correctement seul.

- Pardon ? Lança Lisbon hébétée.

- Si je avec le CBI, c'est parce que j'ai juste besoin des ressources, vous comprenez. Cela ouvre des portes, on le sait tout les deux."

La pauvre agent ne savait quoi répondre tellement était sous le choc : où était passé le désir de confiance de cet homme envers elle ? Teresa savait que celui qui était devant n'était pas le Patrick Jane habituel et normal, à sa manière. Celui se dressant devant était un homme dont la fatigue, l'égo blessé, le dégoût de soi et la tristesse avaient pris le dessus sur sa gentillesse, son sourire charmeur, sa malice enfantine et merveillée ainsi que sa politesse relative qui le définissaient généralement. Il ne se rendait pas compte de ses paroles, pourtant, elle était blessée : sa fierté, son égo mais aussi l'amitié qu'elle lui portait souffraient. Rapidement, sa colère et son caractère assuré reprirent le dessus : elle avait élevé ces trois jeunes frères plus dur de décoffrage les uns que les autres, un Patrick Jane grognon ne l'effrayait pas.

" Vous savez quoi ? J'en ai ma claque de vous et votre comportement invivable depuis ses dernières semaines. J'en ai marre de tendre la main, et de me faire rejeter comme si je n'étais qu'un pauvre pion servant vos intérêts. Vous ne voulez pas nous aider ? Très bien, mais, ne venez pas réclamer notre aide. Considérez dès à présent que vous ne faites plus partir de mon équipe. Trouvez-vous un nouvel abruti prêt à vous faire confiance et à vous aider, et qui acceptera tout sourire de se faire insulter.

- Lisbon... Commença-t-il dans un soupir, pensant que ses propres allaient trop loin.

- Ne vous s'approchez plus de mon équipe ni de moi, Conclut-elle en se reculant de lui d'un bon mètre, Je vous ferais parvenir votre lettre de renvoi de mon unité dès que je serais rentrée.

Sur ces mots de colère, elle le laissa descendant les escaliers d'un pas vif encore empreint de colère contre l'homme. Ce dernier soupira, et décida de retourner se cacher dans son trou sachant que Lisbon viendrait à lui pour tasser cette dispute plus tard, enfin, il l'espérait, mais, sa fierté l'obligea à ne pas bouger : il referma la porte et se terra dans le grenier.

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Plus tard dans la journée, le consultant sortit enfin de son terrier. Son estomac grognait et son esprit réclamait une bonne et chaude tasse thé bien faite. En arrivée dans le recoin occupé par l'unité, il chercha du regard son agent de liaison étant partie en furie quelques heures plus tôt. Il ne la vit pas, elle devait être rentrée chez elle : peut-être que demain, elle sera plus enclin à discussion avec lui, et il pourrait s'excuser de son comportement. Il en avait honte : il avait rabaissé la seule personne toujours derrière lui, le soutenant malgré ses plans douteux, ses comportements irresponsables et son irrespect dont elle payait les conséquences. Pourtant, son thé avait un goût bizarre... Il sentait que quelque chose n'allait pas : il avait l'horrible pressentiment que quelque chose d'horrible se déroulait. D'un pas assuré, il se dirigea vers le bureau de la deuxième femme de l'équipe, Grace. Il se figea en voyant la lueur d'horreur passant dans ses prunelles.

" Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Lisbon est parti pour le musée et centre de recherche de la ville pour aller parler au docteur Dawson, un anthropologue, un proche de la victime. Elle m'a dit qu'elle m'appelerais en repartant. Elle ne l'a toujours pas fait, et je viens de recevoir ça des techniciens du laboratoire."

Le consultant fit le lien entre les nouvelles informations et ce qu'il savait d'ores-et-déjà du dossier. Il déposa sa tasse sur le bureau le plus proche et partit en courant sautant presque les escaliers de service qu'il avait décidé de prendre à la place de l'ascenseur blindé à cette heure-ci, laissant Grace totalement perdue face à son comportement. Il rejoignit sa voiture bleue et vintage aussi vite que possible avant de quitter le parking telle une flèche tirée traversant les rues de la ville californienne priant n'importe qui et quoi pour que son amie soit sauve et qu'il arrive avec qu'elle ne soit en danger. Pourquoi était-elle partie seule ? Pourquoi n'avait-elle pas demandé à Cho ou Rigsby ou encore à Grace de l'accompagner ! Pourquoi avait-il refuser de l'accompagner ? Il l'avait abandonné, alors qu'il lui avait promis qu'il serait toujours à ses côtés, qu'elle pouvait avoir confiance en lui, qu'il la sauverait toujours qu'elle aime ça ou non; pourtant, il avait failli une nouvelle fois...

Finalement, il gara la voiture rapidement sans se soucier des hurlements de mécontentements du gardien ni du fait qu'il prenait au moins trois places sur le parking. Il courut dans les dédales du musée presque vide à cette heure. Le souffle court, il cherchait où Lisbon avait plus être entré. Son cerveau fixa la zone cherchant les détails les plus clairs qui pouvaient échapper à tous sauf lui. Elle voulait aller voire un anthropologue. Généralement, ils travaillent beaucoup. Ils sont rarement présents dans les zones d'expositions. Lisbon l'avait suivi dans les laboratoires : un lieu reculé et insonorisé mais surtout presque vide en cette fin d'après-midi de novembre. Il prit la porte sans se soucier une nouvelle fois du gardien lui hurlant de revenir. Le consultant répondit simplement dans sa course qu'il travaillait pour le CBI avant de disparaître dans un couloir fermant la porte violemment derrière lui. Totalement effrayé à l'idée de perdre quelqu'un une nouvelle fois, il ouvrit chaque porte dans un geste brusque.

" Lisbon ! Lisbon !"Hurla-t-il à travers les couloirs et ouvrant les portes espérant qu'elle sorte de l'une des pièces pour le réprimer de sa conduite.

Il ouvrit la porte qu'il suivait, sa main lâcha la poignée, et ses pieds le firent reculer le faisant se cogner contre le mur. Ses jambes tremblaient sous lui devant la marée rouge qu'il voyait cette scène qui l'effrayait et l'horrifiait. Son souffle était bloqua et son esprit paniqua réfléchissant irrationnellement et émotionnellement : il avait l'impression de revivre ce jour-là : de découvrir leurs corps sans vie, le sang tâchant tout, brisant le paysage immaculé de la chambre à coucher... Il aurait du être là : il n'aurait jamais du accepter ce passage télévisé, et il aurait du la suivre. Elle était allongée sur le sol froid nageant dans une flaque cramoisi, sa chemise blanche n'était plus que rouge, elle ne bougeait plus : sa poitrine semblait presque immobile, son pouls discret, son teint bien trop pâle attestant de la quantité abondante de sang qu'elle avait perdu, ses lèvres d'un joli rose étaient bleues : signe d'hypothermie et d'anémie... Jane reprit finalement ses esprits, se précipitant vers elle en ôtant sa veste de costume. Agenouillé à ses côtés, il pressa sa veste sur la blessure abdominale de la femme inerte, tout en déplaçant sa tête sur ses genoux.

Teresa, tu dois rester avec moi... Souffla-t-il en prenant son pouls faible mais bel et bien présent, Il faut que tu t'accroches."

- Jane...? Marmonna la voix creuse et fatiguée de Teresa.

- Oui, je suis là; je suis là. Accroches-toi ! Ne refermes pas les yeux, Teresa ! Restes avec moi ! S'exclama-t-il en la voyant retomber dans l'inconscient, Merde... Injuria-t-il en faisant tomber son téléphone, le ramassant ensuite avant de taper le numéro des urgences, Il y a un agent à terre. J'ai besoin d'un ambulance immédiate au centre de recherche de Sacramento. Vite ! Gronda-t-il après avoir l'autorisation de raccrocher, Restes avec moi Teresa... Je t'en prie... Je t'en supplie... La cajola-t-il en appuyant sur son abdomen, et caressant ses cheveux de son autre main.

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Habillé un vieil tee-shirt violet des Kings de Sacramento, l'équipe de la ville, trouvé des objets trouvés puant l'odeur d'antiseptique et d'autres produits médicaux, Jane attendait le médecin, son pied calquant le sol en rythme : il détestait attendre, détestait les hôpitaux et détestait les médecins, mais, ils étaient les seuls à pouvoir la sauver... En arrivant, les infirmiers avaient pris en charge Teresa, le poussant loin du lit à roulette en lui ordonnant de rejoindre la salle d'attente et de les laisser travailler en paix. Résigné, il s'y était rendu; après avoir vu disparaître l'attroupement de charlatans hospitaliers emmener l'agent blessée en salle d'opération afin d'extraire la balle et de recoudre ses plaies, et il y avait appelé le reste de l'équipe qui avait déboulé dans l'hôpital comme la cavalerie.

Cho attendait assis, le visage fermé, les bras appuyé sur ses genoux. Il était clair qu'il avait déjà vécu ça que ce soit à l'armée ou avec son ancien gang. Pourtant, il haïssait toujours ça, surtout quand cela concernait une amie et une personne qu'il admirait et appréciait. Assise quelques chaises plus loin, Grace sanglotait de stress et peur aux côtés de Wayne la cajolant pour la rassurer et se rassurer : il n'en menait pas large également. Jane revoyait cette journée, et ses erreurs, en boucle : la malédiction d'une bonne mémoire : la scène de leur dispute puis la découverte de son corps inerte sur le sol. Si elle mourait aujourd'hui dans la salle d'opération seule entourée de vautours, se sera donc cela le dernier souvenir qu'elle aurait de lui, de leur relation et de leur amitié ? Que serait-il arrivé s'il avait décidé de faire passer son orgueil blessé après elle, s'il avait décidé de prendre du recul sur John le Rouge et l'accompagnait ? Elle serait derrière son bureau entrain de remplir ses rapports alors qu'il serait entrain de boire son thé assis confortable sur le canapé blanc qu'il lui avait acheté la taquinant parfois, mais, elle ne serait sur une table d'opération froide et métallique. Ou, se serait lui qui serait là-haut : au moins, il n'aurait pas à souffrir une nouvelle fois face à ce genre de situation...

" Pourquoi était-elle seule ? Demanda Wayne dans le vide.

- On n'avait pas compter le docteur Dawson comme suspect, il était à l'étrange à ce moment-là d'après ce qu'on a trouvé et nous n'avions pas l'expertise de Janes pour savoir s'il mentait ou non. Précisa Cho, le regard froid.

- Mais pourquoi n'es-tu pas aller avec elle ? Réitéra la jeune femme rousse à Jane cette fois-ci.

- On s'est disputé. Je lui ai dit que j'avais autre chose à faire, que je n'était au CBI que pour arrêter John le Rouge, que vous étiez incapable de faire votre métier... Et je l'ai laissé partir seule. Avoua Janes, la tête baissée.

- Bon sang... Souffla Wayne alors que tout le monde y compris lui lancèrent un regard au consultant : il ni déçu ni colérique, juste un regard, et cela était pire : ils avaient accepté son comportement, et cela la jeune femme rousse sembla le comprendre en le regardant.

- On est une famille, Jane, Lança Grace, On s'aide, on se dispute, on s'en veut, on s'aime, on se soutient, mais, surtout on accepte les autres pour ce qu'ils sont; et ça qu'a crée le patron. On sait tous que tu es dès fois compliqué, mais, on t'a accepté comme ça. Si Lisbon est venue te voir, c'est qu'elle voulait certainement de faire sortir de ton trou, et te forcer à revenir vers nous, car on sera toujours là.

- Malgré les plans douteux. Rajouta Wayne, alors que Jane acquiesça leur parole dans un sourire même si le stress de la situation était toujours bel et bien présent dans son allure.

"Vous êtes les proches de l'agent Teresa ? Les interrompit un médecin en ôtant son masque d'opération.

- Oui ! S'exclama Jane en sautant sur ses pieds, Comment va-t-elle ? Où est-elle ? Je peux aller la voir ?

- Monsieur, s'il-vous-plaît, La calma le professionnel de santé le faisant paniquer, Elle a perdu beaucoup de sang, mais, la balle a fait moins de dégâts qu'on ne l'avait cru même si elle a été tiré à bout portant. Nous l'avons passé dans un coma artificiel afin qu'elle se repose, dans la chambre 112,Annonça le médecin alors que Jane courut presque vers la chambre désigné, Grace l'excusa et demanda au médecin de poursuivre, Néanmoins, elle a du chuter après être touché, elle souffre d'une légère commotion cérébrale. Nous pensons que seul le lobe occipital, la partie concernant la vue du cerveau, est touché, mais, il se peut également que le lobe temporal est également était secoué durant la chute, surtout à cause du fait qu'elle est tombé violemment en arrière sous l'impact. Ainsi, nous n'excluons une amnésie, mais, cela n'est qu'une possibilité. Elle pourrait se réveiller d'ici quelques heures au plus tard une journée. Si elle se réveillait et que l'un d'entre vous est avec elle, demandez-lui son identité, nous saurons fixé pour l'amnésie. Si elle ne peut pas répondre, bipez immédiatement les aides-soignants. Vous deviez aller prévenir votre ami. Conclut le médecin en s'en allant.

- Je vais rejoindre le bureau avant de coordonner les recherches du docteur Dawson. Appelez-moi si elle se réveille. Annonça Cho.

- Attend, Cho ! Je vais également aider pour les recherches. Déclara Rigsby en enfilant sa veste.

- Je vais prévenir Jane des instructions du médecin, et ensuite, je vous rejoint au bureau. Conclut Grace en se dirigeant vers le couloir où se trouvait la chambre.

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Grace était retourné aux bureaux. Le mentaliste était assis sur une chaise présente dans la chambre d'hôpital, il l'avait rapproché le plus possible du lit. Son regard était fixé sur Teresa, ne vérifiant qu'à peine les heures qui s'écoulaient sur sa montre. Ses doigts étaient enroulés autour de la main de la femme inconsciente les serrant doucement pour lui prouver qu'il était là, qu'il y avait quelqu'un. Il la veillait avec patience et dévouement attendant son réveil avec pour seul compagnon le bruit régulier du moniteur indiquant que son cœur battait haut et fort. Cela était rassurant pour Jane après l'avoir entendu si faible et irrégulier dans l'ambulance. Il releva la tête somnolant en entendant le bip devenir plus aigu et moins régulier, son esprit paniqua. Il fut vite rassurer en voyant les jolis prunelles vert d'eau tacheté de bleu clair dont l'iris se contracte face à la brusque lumière. Un sourire fleurit sur ses lèvres alors qu'elle regarda autour d'elle aveuglait par la lumière tamisée, une expression perdue et douloureuse sur le visage . Le seul fait de la voir de nouveau éveillée devant lui et bien vivante malgré son teint encore pâle et ses lèvres gercées, le remplissait de joie et d'insouciance, oubliant les précautions dont Grace lui avait parlé hier.

" Je.. Commença t-elle totalement perdue et désorientée.

- Tu es à l'hôpital.

- Qu'est-ce... Qui...? Demanda d'une voix faible se perdant avec le bruit du moniteur cardiaque.

- Le docteur Dawson t'a tiré dessus, tu t'en souviens ?

- Non... Commença-t-elle, une lueur de panique s'intensifiant dans ses yeux.

- Ce n'est rien, je te l'assure, La réconforta Jane en l'interrompant et en continuant sur sa lancée, Cela est normal, tu t'en souviendras dans quelques jours. Tu as perdu beaucoup de sang, mais, maintenant, tout va bien.

- Qu'est-ce que tu fais ici ? Vous n'avez pas mieux à faire ? Demanda t-elle avec sa voix faible, la réalité revenant malgré son esprit endormi et fatigué.

- Lisbon...Je...

- En réalité, je ne veux pas savoir. Partez. Conclut-elle en tournant la tête vers la fenêtre.

- Lisbon, s'il-vous-plaît... Souffla-t-il.

- Laissez-moi. Réitéra t-elle.

-Je suis désolé, d'accord ? Je suis désolé... Souffla-t-il, la tête baissée regardant fixement ses mains, Je... Je relis chaque dossier, je regarde chaque photographie, je liste chaque suspect ayant un lien avec moi, et ça des dizaines et dizaines de fois par jour. Mais, ma liste de suspects ne désemplit pas... Ce n'est pas une excuse. Je n'aurai jamais dû passer ma colère sur vous... Vous êtes douée pour faire votre travail, je n'aurais jamais dû dire le contraire, et je ne le pensais pas... Vous êtes toujours là avec moi, et moi, j'en suis incapable alors que j'avais promis d'être à vos côtés, que vous pouviez me faire confiance, que je vous sauverez quoi qu'il arrive même si cela ne vous plaît pas. Je suis désolé... J'ai eu si peur de vous perdre, vous, a causé d'une même erreur d'orgueil et de fierté mal-placés. Lorsque je vous ai vu inconsciente dans une marée de votre sang... Je... Je n'aurai pas survécu à l'idée d'enterrer quelqu'un d'autre mort par ma faute... Pour tout, je suis désolé Teresa... Finit-il dans un souffle court et irrégulier, Je vais y aller. "

Il se frotta les mains sur le tissu de son pantalon avant de se lever faisant grincer la chaise dans l'action. Il regarda Teresa dont le regard était toujours porté sur la fenêtre bougeant pas, seule sa poitrine se soulevant et descendant indiquait qu'elle respirait par de grandes et profondes inspirations. Accompagné par son tic : un mouvement d'acquiescement de la tête, il se pencha doucement sur le lit déposant ses lèvres sur sa tempe dans un geste doux. Jane se dirigea vers la porte de la chambre, les mains dans les poches de sa veste. Il allait retrouver Dawson.

" Reste..."

Sa main sur la poignée de la porte se figea, il tourna doucement la tête. Un sursaut d'émotion remplit son être. Elle le regardait, ses yeux verts remplis de larmes, le suppliant par ce regard larmoyant et doux de rester avec elle le plus longtemps possible. Lentement, il lâcha la poignée de la porte. Il n'osait pas bouger trop vite de peur que ce ne soit qu'une pure invention de son esprit fatigué. Jane reprit sa place près d'elle, et son regard ne changea pas, toujours aussi doux. Un sourire fleurit une nouvelle fois sur ses lèvres suivi par mimétisme par le sourire sincère et lumineux de l'agent du CBI.

" Coéquipier ?" Demanda-t-elle dans un sourire, retournant et ouvrant sa main posée sur les draps blancs.

- Partenaire, Rectifica t-il en glissant la sienne dedans entremêlant ses doigts, Je vous ai déjà raconté la fois où j'ai voulu faire des expériences et à la place, j'ai fais exploser la machine à pop-corn ? Lui demanda-t-il dans un sourire charmeur ce qu'elle réfuta dans un sourire amusé, Oh, c'est une chance ! Vous allez adorer !" Conclut-il en commençant son histoire.

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