Chapter Text
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Il n'y a pas grand chose a faire en enfer. Pas quand on est encore humain. Et pourtant ce ne pourrait jamais être qualifié d'ennuyant. C'est terreur et agonie et humiliation, tout les jours, jours après jours. Des jours sans lumière et sans début et sans fin. Le jour commence quand Alastair lui fait mal et il finit quand il s'en va. Quand on demande a Dean si il veut cesser de souffrir et il dit non.
C'est comme ça qu'il sait qu'il va se briser.
Au début, au début... Alastair demandait si il voulait qu'il le détache et Dean comprenait : veux-tu trahir tout ce en quoi tu crois et torturer a ton tour, veux-tu devenir comme moi, veux-tu perdre ton humanité? Et bien sûr que non, bien sûr qu'il disait non et en était fier.
Alastair ne se fatigue jamais de ses cris, ses silences, sa douleur. Toutefois Dean a dépassé sa tolérance a la douleur depuis son premier jour et il se sent se détruire. Il n'arrive plus a penser comme avant depuis des années, n'arrive plus a comprendre certaine chose. Quand Alastair demande si il veut échanger ses chaînes pour un travail il pense : je peux souffrir un peu plus longtemps, je peux tenir, je ne dois pas céder a la tentation.
Si arraché la peau d'un prisonnier est une tentation alors il est déjà perdu, pas vrai?
Il continue a refuser, jour après interminable jour, a secouer la tête, a dire non quand il peu parler mais il sait. Un jour il va en être incapable. Un jour il ne saura plus pourquoi il dit non. On dit que John Winchester a endurer cent ans d'enfer sans jamais céder et Dean le sait. On dit qu'il est plus faible que son père et il le croit.
Un jour son âme sera noir et polluée, corrompue et tordue et il cessera d'être lui. Et ce sera un soulagement.
Un jour Sam aura un démon comme frère.
C'est ce qui lui donne la force de refuser la plupart des soirs. Penser a Sam. Il essaye de ne pas laisser ses pensées se tourner vers lui durant le 'jour'. Pas quand Alastair arrache ses dents et perce ses tympans et laisse d'autre démon l'utiliser. Pas quand on coupe ses jambes et ouvre son ventre et brûle ses yeux. Il ne doit pas penser a son frère dans ces moments là. Mais a la dernière minute, quand Alastair demande, alors il pense a Sam, rien qu'à Sam, pas a demain, et il refuse. Tout les soirs, depuis vingt sept ans, ça fonctionne.
C'est juste... de plus en plus dur. Le pourquoi devient de plus en plus vague.
Une éternité va être très longue.
Il espère seulement, il veut juste... tenir. Aussi longtemps que Sam est en vie sur terre. Pour que son frère ne sache jamais. Ne le voit jamais avec une âme couleur nuit et couverte de sang innocent. Mais les années terrestre sont si lente et il est déjà fracturé et-
Il a du sang dans la gorge, le noyant. S’étouffer le panique toujours autant, c'est impossible de s'y habitué. Il est attaché a la table, incapable de se débattre et Alastair continue a versé le liquide dans sa gorge et il va mourir sauf qu'il est déjà mort, son corps n'a plus de poumons, n'existe plus, mais il a quand même besoin d'air et on l'a drogué un peu plus tôt et il va mourir-il est mort – il-il-
Alastair cesse de verser et il tousse, arrive a tourné la tête pour vomir le sang. De provenance inconnue et c'est dégoûtant. Adolescent il a bu un keg de bière a un party comme ça. Tuyau et entonnoir. De l'alcool bon marché. La maison des parents d'une fille dont il n'a jamais su le nom. A vomit plus tard, une fois seul, embarrassé et content, étourdit et fier. Maintenant c'est dur a comprendre. Il ne referait jamais ça.
Il n'a pas encore réussi a reprendre son souffle lorsqu'il réalise qu'il y a une lumière. Pas une lumière provenant de flammes ou de lave ou chimique- Une lumière comme le soleil a midi, la lune a minuit.
Ce qui ne fait pas le moindre sens. Il n'y a pas de lumière pareil en enfer. Et il n'a plus ses yeux. Alastair les a coupé au scalpel au début de leur 'session', ses joues sont couvertes de leur liquides. Il y a un espace vide sous ses paupière qui le dégoûte, qui le terrifie et- Il ne devrait rien voir, aucune lumière.
Une main se pose sur son front et ce n'est pas celle d'Alastair. Dean doit déliré encore plus qu'il pensait car il est certain qu'elle est faite de clartée. Et c'est- ce doit être une nouvelle forme de torture qui commence et Dean déteste les surprises, déteste l'anticipation d'Alastair face a ses réactions.
Sa vision revient, brûlante, en même temps que ses yeux. Le métal le tenant visé a la table devient poussière.
Il est libéré.
De la table, seulement. Et ça arrive parfois. On le change de cage ou de position, pour le suspendre, pour le mettre a genoux, pour le jeter dans un trou. Mais ce n'est pas arrivé depuis des semaines, peut être des mois. Il ose lever un poignet, plier un genoux.
Il y a... une créature. Elle est composé de lumière et a une forme humanoïde sauf qu'elle lui fait pensé a une étoile. Et elle a des ailes, des ailes de soleil.
Ce n'est pas la nuit mais son corps – son corps spirituel si solide qu'il saigne - guérit. Mieux que jamais. Instantanément. Quand la main de la créature s'enlève il se redresse lentement, s’assoit sur le bord de la table de torture. C'est... il veut dire magique. Mais la magie signifie le mal, signifie des liens avec l'enfer et la créature est l'opposée. Son cœur se serre. La lumière n'est pas infernal.
Elle est divine.
-Dean Winchester, dit la créature – avec une vois mâle, grave. Je suis venu te sauver de l'Enfer.
C'est si inattendu qu'il lui faut un moment pour comprendre. Il a abandonné toute idée de s'échapper ou d'être sauver, de se protéger, de se défendre, depuis plus d'une décennie. Ce n'est pas une option.
Et pourtant un être de lumière est là et il y a un sentiment entre ses poumons qui n'est pas que douleur, qui n'est pas panique. Qui ressemble terriblement a ce qu'il se souvient est de l'espoir.
Il veut demander comment. Pourquoi. Mais ses yeux trouve la forme détruite d'Alastair, devenant lentement poussière, par terre – une autre chose impossible- et il le croit. Cet être est là pour le sortir de l'enfer.
-Okay, accepte-t-il. Merci.
La situation, si inattendue, l'étourdit mais il est certain de vouloir sortir d'ici. Même si c'est un piège, même si il se retrouve endetté. Tout est mieux qu'être attaché a cette table. (Presque tout. Il préfère être ici que savoir Sam a sa place.)
L'être attrape ses bras et la sensation est une brûlure. Il ne pense toutefois pas a se dégagé, se relève simplement pour obéir à l'ordre impliqué, se laisse être tirer contre l'inconnu.
-Ça ne va pas être facile, accroche toi.
Rien n'est facile ici, jamais. Il passe ses bras autour du cou de l'autre et une fissure apparaît au plafond. Ou elle était déjà là et il ne l'avait pas remarquer. Quoi qu'il en soit un instant ils sont dans la salle de torture (sa chambre, sa cellule, sa place) et l'autre ils s'envolent par l'ouverture et le monde physique disparaît. Ils sont deux âmes fonçant dans une noirceur totale, remplie d'horreur cachée.
Il y a des espaces ainsi, en enfer. Il sait, c'est dans l'un d'eux qu'on l'a trouver. Des espaces de chaos entre les domaines plus physique, ceux de couloirs et de chaînes et de portes barrées. Des vides de possibilités jamais remplit, dépourvu de lumière, de chaleur mais plein de malices et de danger. Comme si l'enfer n'avait pas été terminé, qu'on avait laissé des espaces sales et primal et sauvage.
On y jette les démons pour les punir. Parfois ils ne retrouvent jamais leur chemin.
Il s'accroche a la créature, de toute ses forces.
La lumière attire l'attention de tout le mal habitant le néant. Ils volent a toute allure, évitant les barbelés et les griffes, contournant les nuages de poisons et l'être bat des ailes et brille. Ces même ailes se font écorchés, les démons se désintègres contre sa forme et font diminuer son éclat. Dean aussi. L'être est si pur, si intense. Il est tout le contraire de l'enfer. Et Dean a passé si longtemps ici, a respirer l'air, a saigné, a être torturé et régénéré – il est pollué lui aussi et l'ange est trop divin. Sa proximité fait mal. Ce doit être un ange, pas vrai? Ce ne peut rien être d'autre.
L'ange évite et combat tout les obstacles et brûle son âme, désintègre les liens tenant son existence en un morceau et Dean s'accroche. Si il doit être détruit il préfère que ce soit ainsi.
-Tu dois continuer d'exister, contredit l'ange. A tout prix.
Il y a un orage dans le chaos, loin d'eux. Très loin d'eux. Avec horreur Dean réalise que ce sont plus d'anges. Un éclair surgit a chaque fois que l'un d'eux meurt. Ils sont des centaines. Des légions. Se battent avec des hordes interminable de démons. Le pourquoi qu'il n'a pas posé plus tôt devient plus urgent. Sûrement ce n'est pas juste pour lui, ce serait absurde, mais l'un d'eux connaît son nom, est venu l'aider. Sont-ils ici pour libéré tout les prisonniers?
-Juste toi, Dean. Tu-
Ils se heurtent a une barrière invisible. Un grappin plonge son métal dans une des ailes et un groupe de démons tirent, les forçant a redescendre. L'ange émet un bruit de douleur qui lui donne mal.
-Pas si vite, Ange. Il s'est vendu a nous, il nous appartient.
L'ange détruit les démons le gardant prisonnier mais une lance perce son autre aile et un fouet s'enroule autour de son pied.
Ils sont entouré d'ennemis. L'orage d'anges est trop loin que pour leur venir en aide. Et pourtant Dean ne s'est pas sentit aussi en sécurité depuis si longtemps. Et pourtant l'espoir est encore là, dans chaque battement de son cœur. Il s'accroche encore plus a la créature. C'est si ridicule. Ils vont tout les deux mourir ici. Ou pire, être reprit prisonnier, ramener dans sa cellule, attaché de nouveau a la table. Et Dean saura que l'ange souffre a cause de lui.
L'ange le serre contre lui, utilise ses ailes déchirées pour les protégées. Utilise son pouvoir pour les garder libre une minute, deux minutes, de plus et Dean continue de se défaire. Son âme va explosé. Une bombe d'énergie a vif, exposée. Dean tremble, quelque chose en lui soudainement ouvert, vulnérable. Et ce n'est pas arrivé lorsque les chiens l'ont dévoré et tué et traîner en enfer mais maintenant il voit sa vie défilé devant lui. Chaque moment vécu lui revient, chaque mot parlé, chaque émotions ressentie. Sa mère lui fait de la tarte. Combien la neige est froide. Son père lui apprend à conduire. Sam vu au travers d'une fenêtre, étudiant pour être avocat. La chaleur du feu ravageant leur maison, le poids de son frère dans ses bras. La police l'arrête pour avoir voler un pain. Un fusil dans sa main, le baril scié, de la fierté dans ses poumons.
L'ange est nommé Castiel.
Il le sait parce que- parce que celui-ci répare ce qu'il est, son essence, fil après fil. Il tient tout ce qu'il est et le régénère, utilisant sa propre énergie divine, sa propre âme. Sa Grâce. Une transfusion de vie qui vient avec ce qui forme Castiel aussi, ses propres souvenirs.
C'est trop. C'est plus douloureux que ce que Alastair lui fait endurer. Parce que c'est vrai et plein de bonne intention et il- Une âme humaine n'est pas conçue pour ça. Castiel modifie son être entier, sa composition, les algorithmes le tenant ensemble en partageant sa lumière. Certain de ses souvenirs s'effacent pour revenir brutalement. L'odeur du café. Des souliers trop petits autour de ses orteils. Les légos de l'impala. Sa musique préféré. Le ton de voix de son père. Son anniversaire. Les élections. Le menu d'un restaurant. Sam-
Castiel a désobéit a ses ordres. Il devait rester avec ses frères mais il a vu une chance, une opportunité, et il ne voulait plus attendre. Alors il l'a saisie, terrifié que Dean Winchester soit brisé si ils prenaient plus de temps. Deux mois passé a s'infiltrer, a le trouver, a attendre le bon moment. Tout ça pour échoué. Il mérite d'être envoyé en Rééducation. D'être châtié. Il a faillit a sa tâche et maintenant la personne qu'ils devaient sauver se détruit a cause de lui. Michaël ne pourra jamais être sur terre. Ils perdront l'apocalypse, failliront tous a leur tâche et il aura causer la perte d'une âme qui devrait être loin de l'enfer, devrait être protégé.
-Non, c'est de ma faute, proteste Dean.
Tout est sa faute. Parce qu'il ne prend jamais les bonnes décisions. N'est pas assez fort. Il n'aurait jamais dû vendre son âme, aurait dû s'assurer que Sam ne meurt pas, que son père ne finisse pas ainsi.
Son âme, sa bombe nucléaire, bat au rythme frénétique de son cœur. Un décompte vers la fin tragique où il va exploser et entraîner Castiel dans sa mort. Il n'est pas encore un démon. L'énergie ne va pas être absorbé par l'enfer, ils sont incompatible. Il va juste créer un cercle de destruction.
Castiel lui donne plus d'énergie, le reconstruit aussi vite qu'il se sépare. Presque aussi vite. Lui donne plus de lui-même et les protège en même temps, repousse l'inévitable de toute ses forces. Les humains ne sont pas fait pour être recousu de divinité. Les anges ne sont pas fait pour être en enfer et y saigné.
-Dean, tu as une destinée-
Son père, sérieux devant lui. Sam, fragile dans sa couverture. Tu dois protégé ton frère.
-Tu dois survivre.
Une journée d'été, enfermé dans un motel, le frigidaire vide, le temps long. Sam dort et il s'ennuie. Sam dort et il va juste sortir dix minutes, juste pour une partie a l'arcade, juste pour respirer autre chose.
Sam dans son lit, un monstre absorbant sa vie et- il a une chose a faire, une personne a protégé et il a faillit a sa tâche.
Castiel est si horrifié, si désespéré et son cœur cesse de battre mais son âme tremble. Dean devrait se séparé de lui, lui donner une chance de survie-
Castiel s'accroche a lui.
Ils vont mourir ici, en enfer, sans autre lumière qu'eux même et un orage de souffrance-
Son âme explose.
Il devient lumière lui-aussi, pour un bref millième de seconde.
…
