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L'oubli d'une vie

Summary:

Au soir du 18 ème anniversaire de Diluc, il a perdu son père et son frère a choisi de lui révéler la vérité. Cette vérité a été la cause de leur déchirement.

À la suite de ses blessures kaeya perd la mémoire, ses propres de Monstad l'aide à connaître un minimum son passé malgré le fait qu'il est presque aussitôt nommé capitaine de cavalerie après le départ de Diluc.

Il mène donc une vie plutôt ordinaire malgré son amnésie jusqu'au retour d'un frère dont il ignore tout.

Chapter Text

Dans la froideur de la nuit, à l'entrée du Domaine de l’Aurore, un combat faisait rage.

Peu de temps auparavant, le plus jeune frère avait été voir son aîné en lui disant qu'il devait lui confier quelque chose d’important et qu’il voulait qu’ils sortent. À peine avait-il commencé à lui expliquer son rôle pour sa nation de naissance Kaenri’ah que son frère avait dégainé sa claymore pour l’utiliser contre lui.

“Diluc, écoute moi!”

“Je n’ai aucune envie de t'écouter, bats toi!”

Kaeya se contenta de parer l’arme de Diluc dans la mesure du possible. Ses bras tremblaient à chaque coup de son frère. Son épée n’allait pas lui permettre de continuer à parer longtemps.

Il regarda son adversaire, ses yeux rouges brûlants de rage. Il ne l’avait jamais regardé ainsi. Cela le déconcentra et l’autre n’hésita pas un instant. Sa claymore frappa, tranchant la peau tendre au niveau de son oeil. Kaeya hurla s’éloignant précipitamment et parvenant à épargner son oeil de la large lame de son frère même s’il n’en fut pas de même pour la peau l’entourant. Son cache oeil déchiré tomba et le sang gicla avec lui.

Diluc s'arrêta une seconde tandis que le traître reprenait son souffle, le regardant avec une expression de terreur, il observait son oeil qu’il n’avait jamais vu auparavant. Il avait toujours supposé que c’était le même que l’autre, que le cache oeil n’était qu’un style gardé en souvenir de sa famille d’origine mais ce n'était pas le cas. Si son oeil ordinairement visible bien qu’ayant une pupille en forme d’étoile était bleu pervenche, celui ci était doré, d'un or pur et brillant comme un phare dans la nuit. La pupille étant de la même forme que sa jumelle, il en paraissait d’autant plus surnaturel. Anormal. Le symbole de son ascendance, ses origines et surtout de sa trahison.

Aveuglé de rage, le roux s’attaqua de nouveau au blessé avec encore plus de puissance qu’avant. Il lui infligea plusieurs blessures, des brûlures aux bras tandis que Kaeya échouait à se défendre, jusqu'à frapper le poignet du plus jeune, le blessant tout en envoyant valser son arme. Celui-ci déséquilibré tomba au sol. Il tendit la main en direction de Diluc.

“ Mon frère, attends!”

“Tu n’es pas mon frère”

Sur ces mots, il abbatit son arme sur le traître avec l’intention de l’achever. Kaeya ferma les yeux et abaissa son bras acceptant son châtiment. Il se sentait tellement coupable du soulagement éphémère qu’il avait ressenti à la mort de son père. Ainsi, il n’avait plus besoin de choisir entre Monstad et Kaenri'ah. Il n’était plus déchiré entre sa mission, son destin et sa famille de coeur, d’adoption. La réalisation de ce soulagement l’avait horrifié. Finalement, il méritait cela.

Le coup ne vient jamais et il sentit une soudaine fraîcheur autour de lui, c’était étonnamment agréable. Il rouvrit les yeux et la première chose qu’il vit ne fut pas l’expression à la fois choquée et outrée de son frère mais un bouclier de glace l’entourant et accessoirement actuellement en train de bloquer l’épée de Diluc. Devant lui, un œil divin cryo à deux branches au lieu de trois s’élevait.

Ébahi, il tandis la main, la vision tombant dans sa paume, elle était froide mais pas de manière désagréable, ce qui était étrange car il avait toujours détesté le froid, il avait l’habitude de se plaindre dès que le mauvais temps approchait tandis que Diluc levait les yeux au ciel de son côté dramatique.

“Cryo hein, le symbole des fatuis comme c’est ironique” cracha pratiquement Diluc, son regard critique fixant la vision nouvellement attribué.

Au vu du décès récent de leur père, c’était en effet ironique. De plus, kaeya avait toujours voulu une vision et s’était souvent demandé de quel élément elle serait, il avait toujours pensé qu’elle sera anémo ou électro, à la fois à cause de son envie d’être libre de sa mission, de pouvoir agir comme il le souhaitait pour l’anémo, qui en plus était l’élément de sa nation actuelle ce qui lui plaisait car elle symboliserait son appartenance définitive à Monstad. Aussi, parce que naturellement, il s’était toujours senti différent des autres enfants en particulier parce qu’il avait été forcé de grandir trop vite afin de réaliser un destin qui non seulement le dépassait mais qu’il n'avait en plus jamais désiré. De plus, ces éléments aurait permis de déclencher des réactions avec celui de Diluc afin d’être plus utile pour leurs missions en commun.

Il était toujours haletant et serra fort la vision de son poing, la dissimulant involontairement à son frère.

“Ah! Si c’est pas un truc de traître, pars d’ici et ne revient pas où je finirai le travail”. Sur ces mots le roux fit demi-tour ses cheveux bouclés se balançant violemment à cause du nouvelle brise froide, tenant sa claymore d’une main tandis que la pointe traînait au sol. Kaeya eu une vision sur la lame ensanglantée de l’arme et eu un haut le coeur. Son frère ne se retourna pas, le laissant seul avec ses péchés, ses craintes et cette vision maudite symbolisant tous ses malheurs.

Il se releva précipitamment, ne réalisant que maintenant que le bouclier de glace avait disparu. Il ignorait depuis quand il l’avait fait. Il songea à abandonner sa vision, qu’il ne désirait pas mais elle pourrait lui être utile si Diluc changeait d’avis et revenait à la charge. Quelque chose qui lui ressemblait bien et qu’il avait déjà fait face à des camps ennemis pendant leurs missions. Un ennemi… c’était probablement ce qu’il était à présent.

Ignorant la quantité astronomique de sang qui coulait de ses plaies, il courut en sens inverse, traversant le domaine afin de s’approcher de Monstad, empirant ses blessures. S’il ne remarquait pas le sang, il souffrait cependant horriblement des douleurs que les brûlures les entourant lui infligeaient.

Au bout d’environ 200 mètres, sa vision se brouilla, puis des points noirs obstruèrent son champ de vision avant qu’il ne cesse de voir. Incapable de courir sans voir, il s’immobilisa et ses jambes lâchèrent.

Sa dernière pensée avant de s’évanouir fut qu’il était finalement libre de son destin même si c’était à travers le dessein de la mort