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Category:
Fandom:
Relationships:
Characters:
Additional Tags:
Language:
Français
Series:
Part 1 of Mastermind universe [French translation]
Stats:
Published:
2024-10-31
Completed:
2025-10-04
Words:
355,787
Chapters:
40/40
Comments:
30
Kudos:
28
Bookmarks:
5
Hits:
1,986

Mastermind [Traduction-français]

Summary:

Regulus Black est le cerveau du Parti Libéral. Malheureusement, Regulus n'a jamais excellé dans toute la partie extravertie de la politique - plus heureusement, son frère est là pour servir de figure de proue idéale. Sirius Black a toujours été le petit chouchou de la politique Britannique, à séduire les votants par sa présence d'esprit et son charisme.

Tout a changé lorsque James Potter est arrivé, lui-même chef de son parti, la Gauche. Sirius aurait pu le détester, s'ils n'étaient pas de très bons amis en dehors. Regulus, lui, n'a pas ce problème.

Remus Lupin était juste à la recherche d'un emploi, et s'est fait embarquer dans un énorme bazar, fait de secrets, tactiques et crises parlementaires à venir.

Avec une élection qui arrive à grands pas, ça promet de partir en sucette.

Notes:

I am SO excited about this one!! This fic has a special place in my heart bc it mixes both politics and marauders aka two worlds i'm fascinated by; no joke it's one of my favourite one EVER -just the tags have me cracking up i am hopeless

Just a few things before actually going in

1. as the wonderful pieceofchocolate wrote themself, writing and translating about politics is hard; we all have our own national references and connotations so i tried my best to stick to the orginal work while making it as clear as possible for french readers. If something seems unfitting/weird, do not hesitate to reach out!

2. as i said for 'ripped jeans', i am not a professional translator, i'm just studying english at uni so yes there might be mistakes and my updates may not be the most consequent because tarnslating is SO time-consuming. so please, be gentle :)

3. there will be some important trigger warnings throughout this fic and i will put them based on how the original author put them, but if some themes are sensitive for you and i forgot to tag them, just leave a comment <3

(i'll stop now even if i personnally love when authors ramble in the notes lmao)

-

J'avais tellement hâte (!!) de commencer la traduction de cette fic, qui occupe une place spéciale dans mon cœur. En effet, elle regroupe mon amour pour le monde politique et pour les maraudeurs, qui me fascinent tous les deux ; il s'agit sans blague d'une de mes fanfictions préférées au MONDE -juste les tags me font mourir de rire c'est tout ce que j'ai à dire

Quelques petites remarques avant de se lancer :

1. Comme l'a dit très sagement pieceofchocolate, c'est dur d'écrire et de traduire la politique; nous avons chacun-e nos références nationales, des termes qui ont des connotations particulières... j'ai donc essayé de conservé au maximum l'authenticité de l'oeuvre tout en l'adaptant à un lectorat francophone. Si il semble y avoir des inexactitudes ou des choses qui ne vont pas, dites-le moi dans les commentaires !

2. tout comme je l'ai dit pour 'ripped jeans', je ne suis pas traductrice professionnelle, j'étudie juste l'anglais à la fac ! Donc, il peut y avoir des erreurs, et je posterai peut-être de manière très irrégulière car la traduction prend un temps FOU. Merci de faire preuve de gentillesse :)

3. certains chapitres comporteront des trigger warnings importants, et je vais suivre l'exemple de pieceofchocolate sur comment les noter, mais si jamais il en manque sur des thèmes qui vous semblent sensibles, dites-le en commentaires <3

(je m'arrête là, même si perso j'adore quand les auteurs radotent dans les notes)

Bonne lecture :)

Chapter 1: Présentations

Notes:

(See the end of the chapter for notes.)

Chapter Text

-Est-ce que tu dors assez, Potter ?

Il sent que les doigts de Marlene sont froids lorsqu'elle tamponne le maquillage sur ses joues. Elle revêt un air concentré, son visage à quelques centimètres du sien, et même si James voit tout flou à cause de l'absence de lunettes, c'est évident qu'elle n'a pas l'air contente.

James sourit, décide de la taquiner :

-Je ne te donne pas assez de matière, McKinnon ?

-Je sais ce que je fais, mais je ne peux pas faire de miracles, soupire-t-elle.

Elle rebouche l'anti-cernes et fait un pas en arrière pour contempler son travail.

-Et tu sais que je demande aussi en tant qu'amie. Ça fait plusieurs fois que tu rentres tard.

Elle se retourne pour attraper les lunettes posées sur la table derrière elle, et les lui rend.

-Je dors autant que n'importe quel chef de parti trois mois avant les élections, dit James en remettant les lunettes sur son nez -après quelques clignements d'yeux, il tourne son regard vers Marlene, tout de suite plus nette. Et puis, on a inventé le café entre temps, il sert bien à quelque chose.

-D'ailleurs, lance Lily en déboulant dans la pièce, un ordi dans une main et plateau dans l'autre, je me suis dit qu'on avait tous bien besoin d'un cappuccino.

-Tu es un ange, la complimente Marlene.

Elle range l'anti-cernes à sa place dans la trousse de maquillage sur sa hanche, ferme cette dernière et attrape deux des gobelets posés sur le plateau ; elle en tend un à James, qui est toujours assis sur sa chaise de bar.

-Bon, je crois que c'est tout bon pour moi ici, je vais choisir vos tenues pour ce week-end puis je rentrerai. On se voit dans le train !

-Merci, Marlou, dit James en souriant et en levant son gobelet lorsqu'elle se dirige vers l’ascenseur avec un signe de la main.

-Il faut que tu dormes ! crie-t-elle avant de disparaître.

James se tourne vers Lily :

-Ca va, ma tête ?

-Oui, grâce à Marlene, répond Lily. Ne t'inquiète pas, on finit tôt aujourd'hui, donc tu pourras bien dormir ce soir, promis. Hé-oh, Creevey ! Debout, il faut qu'on y aille.

Posé dans un coin, Thomas Creevey, le photographe, se redresse brusquement.

-Enfin, marmonne-t-il en s'approchant avec son énorme caméra à la main. C'est bon, tout est prêt, Potter ?

James engloutit précipitamment quelques gorgées de café en bondissant de sa chaise, pose son gobelet sur la table la plus proche, et se positionne devant le fond vert avec un sourire machinal.

-Qu'est-ce qui te fait rire, exactement ? se lâche Creevey. C'est une publication sur le réchauffement climatique qu'on fait là. Tu trouves ça drôle ? Le réchauffement climatique, c'est marrant, c'est ça, James ?

-Non, proteste aussitôt James, c'est pas marrant le réchauffement climatique.

-C'est même assez sérieux, on est d'accord ?

-C'est très sérieux.

-Alors montre-nous que c'est sérieux, nom d'un chien.

James donne tout ce qu'il a, et les flashs consécutifs de la caméra sur lui l'aveuglent temporairement.

-Une dernière réunion après le shooting photo, puis on rentre à la maison, dit Lily, qui était un peu dissimulée derrière Creevey. On a un dernier candidate à interviewer...

-Non, gémit James du coin de la bouche, parce qu'il essaye quand même de garder une posture et une allure d'homme d’État.

-James, reprend Lily, sévère, tu sais comment ça marche. Avec la R.H., on a passé en revue un certain nombre de profils. Les trois premiers candidats doivent passer un entretien avec toi et moi, et ensuite on prend une décision.

-Tu ne peux pas prendre la décision pour moi ?

-Non, parce que c'est ton attaché de presse, c'est vous qui allez travailler ensemble, surtout pendant les mois qui viennent – c'est important que le courant passe bien entre vous, que tu l'apprécies assez pour que vous puissiez collaborer.

-J'aime tous les gens que tu embauches, contredit James. En plus, je croyais qu'on avait déjà choisi le gars, là, Amos. Je l'ai adoré. C'est sûr que ce sera lui. Ça va juste faire perdre du temps à d'autres gens.

-Tu as déjà dit ça avant l'interview avec Amos, si tu te souviens bien.

-Le premier candidat était bien aussi, en même temps.

-Voilà –ça ne coûte rien d'examiner toutes les possibilités avant de faire un choix, non ?

-Si, proteste James, parce qu'à ce moment-là, j'associerai un visage avec un nom, et qui que ce soit, je l'apprécierai aussi, et j'aurai le cœur brisé parce que je finirai forcément par choisir Amos et refuser les autres.

-Tu es un très mauvais politicien, soupire Lily. Vous êtes pas censés tous être des psychopathes ou un truc comme ça ?

-Désolé de te décevoir.

-De toute manière, le gars en question est déjà là, donc on lui a déjà fait perdre du temps.

-Très bien. À qui est-ce qu'on fait passer un entretien aujourd'hui ?

Après quelques clics sur son ordi, Lily oriente l'écran vers James pour qu'il jette un coup d’œil à la photo sur le CV.

-Remus Lupin. Vingt-sept ans. Il travaillait comme infirmier jusqu'à récemment.

-Il n'a aucune expérience dans le milieu ? Amos a un master en communication.

-Celui-là a fait un peu de journalisme freelance. J'ai lu quelques trucs qu'il a écrits sur le système de santé, et c'est plutôt pas mal. Je pense que tu vas l'aimer.

James lui lance un regard sceptique.

-Ce sera Amos.

-Si tu le dis, chéri, répond joyeusement Lily. Lupin est à la réception, je vais lui proposer un café. Tu viens nous retrouver en salle de réunion quand tu as fini ?

Réticent, James hoche la tête.

-Regarde par ici ! aboie Creevey, et James s'empresse de rediriger son regard vers la caméra.


Remus Lupin ne devrait pas montrer tant de nervosité, mais il commence à avoir désespérément besoin d'un emploi.

Étant donné qu'il est particulièrement sous-qualifié pour le poste en question, il ne s'attend pas à l'avoir, mais il ne s'attendait pas non plus à passer un entretien, et encore moins un entretien final avec le chef de parti en personne. Pourtant, c'est exactement ce qui est en train de se passer. Peut-être, se dit-il, l'univers avait-il enfin décidé de jouer en sa faveur.

Il essaye de ne pas s'emballer, mais la femme rousse qui l'emmène vers la salle de réunion tout en discutant de tout et de rien rend la tâche vraiment difficile. Elle est assez attachante, et elle va jusqu'à blaguer un peu en attendant Mr Potter. Malgré tous ses efforts pour garder les pieds sur Terre, Remus ne peut s'empêcher d'imaginer bavarder avec elle chaque jour à côté de la machine à café. Il se dit que ça serait sympa.

Remus est à peu près sûr qu'il pourrait gérer le travail en lui-même. Il sait qu'il apprend vite. Cependant, sa confiance en ses capacités à réussir l'entretien (qu'il doit passer rien que pour envisager la possibilité) est bien plus faible. Il est bien conscient qu'il n'a pas pour habitude de faire une première bonne impression – il a tendance à sortir des trucs stupides quand il est stressé – et vu la position, c'est sûr qu'il a de la compétition. C'est un miracle qu'il soit arrivé jusqu'ici.

-Désolé, je suis en retard, sont les premiers mots de Mr Potter lorsqu'il entre dans la pièce, ce que Remus trouve hilarant, vu qu'il n'est que 17h02, et que c'est probablement un homme occupé. Merci d'être venu. Je suis James Potter.

Remus est déjà assez nerveux comme ça, alors il est soulagé de ne pas faire partie de ces gens éblouis par la célébrité. Dès que quelqu'un commence à se ridiculiser devant une star, il se sent mal à l'aise pour cette dernière. Ceci dit, c'est vrai qu'il éprouve de l'admiration pour James Potter, et,en effet, c'est excitant de le rencontrer enfin. C'est hallucinant de se dire qu'au même âge, Potter a réussi à en faire plus pour la population britannique que ce que Remus peut espérer faire le reste de sa vie.

Mr Potter a la même tête qu'à la télé ou sur les photos. Remus aurait pu oublier qu'ils ne s'était jamais rencontrés, parce que le sourire que lui lance Mr Potter paraît très familier. C'est le genre de sourire qui donne l'impression d'être vu, qui inspire la confiance. Heureusement, d'ailleurs, que James n'est pas un théoricien du complot, parce qu'avec ce sourire, il pourrait faire croire n'importe quoi à n'importe qui si c'était dit avec assez d'assurance.

Remus tend la main et reçoit une poigne ferme.

-Ravi de vous rencontrer. Je suis Remus Lupin.

Mr Potter hoche la tête aimablement, avant de prendre place au coin de la table, à côté de Remus – à la surprise de ce dernier.

-Très bien, intervient Miss Evans en se raclant la gorge, allons-y.

Remus ne peut s'empêcher de hausser un sourcil vers Mr Potter.

-Vous n'allez pas vous asseoir là ? demande-t-il bêtement, avec un signe de tête désignant le siège vide voisin de celui de Miss Evans.

Il se rend aussitôt compte de son erreur. Qui est-il pour dire au chef de parti où est-ce qu'il devrait s'asseoir ? Ils vont sûrement en conclure qu'il a des gros problèmes avec l'autorité, ce qui n'est pas idéal quand on travaille en politique. Remus n'a pas vraiment de problème avec l'autorité – son problème, c'est de réfléchir avant de parler, surtout quand il est sous pression.

Mr Potter grimace légèrement.

-Non, surtout pas. Ça ressemblerait à un interrogatoire dans ce cas-là, non ?

-Parce que ce n'est pas un interrogatoire ? demande Remus pour plaisanter, mais il envisage sérieusement de prendre la porte parce qu'il manque cruellement de professionnalisme.

Il aperçoit un tressautement au coin de la bouche de Mr Potter.

-C'est plus une occasion pour apprendre à mieux vous connaître, corrige rapidement Miss Evans avant que Mr Potter ne puisse ouvrir la bouche. Vous m'avez parlé un peu de votre expérience, est-ce que vous pourriez en faire un résumé rapide pour Mr Potter ici présent ?

Remus parle donc de son expérience à Mr Potter : son passé dans les services de santé, sa décision impulsive (et assez surprenante venant de lui) de s'installer à Londres, ses premiers pas dans l'écriture. Mr Potter hoche la tête attentivement, avec un sourire sympathique, et pose quelques questions, mais Remus n'arrive pas à savoir ce qu'il pense vraiment de lui. Peut-être qu'il le déteste, et il n'arrive pas à croire qu'il perd son temps là-dessus. Remus ne sait pas. C'est sûr que Mr Potter parvient à garder l'air impassible quoi qu'il arrive, le bâtard.

-Comment est-ce que vous vous décririez ? finit-il par demander.

-Hm. Je ne sais pas. Selon Myers-Briggs, je suis un ISFJ si ça vous aide.

-Pas du tout, mais j'en ai entendu parler – une seconde, je cherche ça sur Google, dit rapidement Mr Potter en sortant son téléphone. Ah ! C'est littéralement une infirmière sur l'image. Marrant. Alors, le Gardien. C'est génial. Disons que ça ferait pas mal partie de votre mission, de me protéger. Hm... Observateur. Fiable. Loyal. Travailleur. Ça fait beaucoup de qualités.

-Si vous descendez, il y a aussi des points faibles, fait remarquer Remus.

-Trop d'humilité, constate Mr Potter avec un coup d’œil vers son interlocuteur. Trop dévoué. Trop altruiste. Refoule ses émotions. Oh, c'est triste ça. Vous refoulez vos émotions ?

-Comme tout le monde, non ? répond Remus avec un sourire en coin.

-Auquel de ces types est-ce que vous pensez que j'appartiens ?

-Je ne sais pas, mais j'espère que je pourrai le découvrir un jour.

-Okay, reprend Miss Evans qui avait passé tout ce temps à taper sur son ordinateur. On manque de temps, alors on va directement passer à la partie finale de l'entretien. Comme vous le savez sûrement, on travaille dans un environnement dont le rythme est très intense, tout particulièrement pendant les prochains mois avec les élections qui approchent. Vous vous trouverez, en tant qu'attaché de presse, dans des situations stressantes où tout ne se passe pas toujours comme prévu. On va donc, avec James, vous lire des cas de figure théoriques, dont le degré de gravité varie. On aimerait savoir comment vous les traiteriez si vous obteniez le poste. Pas la peine de trop réfléchir, il faut que vous répondiez instinctivement. D'accord ?

-D'accord, dit Remus, dont le pouls s'emballe aussitôt – il ne s'était pas préparé à ça.

Miss Evans tend l'une de ses feuilles à Mr Potter, qui la récupère avant de la lire avec attention.

-Premier scénario. Un débat en live a lieu dans dix minutes, et c'est le moment des dernières préparations ; vous réalisez soudain que...

Une pause. Il fronce les sourcils.

-J'ai une énorme tache de café sur la chemise. Enfin, Lily, c'est toi qui a écrit ce truc ?

-C'est pas comme si ça ne s'était jamais vu, lui murmure Miss Evans. Mr Lupin, si vous étiez son attaché de presse, qu'est ce que vous feriez ?

-J'irai chercher un autre chef de parti pour lui renverser du café dessus aussi.

Mais quelle connerie franchement. De toute évidence, il aurait dû répondre qu'il échangerait sa chemise contre celle de Mr Potter. Ou alors qu'il se dépêcherait d'aller lui en acheter une nouvelle. Ou qu'il avait bien sûrune chemise de rechange déjà prête. Là, c'est sûr qu'il a raté l'entretien. Il ne pourrait vraiment pas faire pire.

Mr Potter émet une sorte de rire-grognement, Miss Evans se contente de hausser un sourcil.

-Intéressant, dit-elle. Maintenant, deuxième scénario. James vient vous voir parce qu'il a accidentellement tenu des propos...problématiques lors d'une interview avec la Gazette du Sorcier. Elle n'a pas encore été imprimée, mais ce sera publié le lendemain. Vous avez appelé le journal pour empêcher la publication, mais ils refusent. Que faites-vous ?

-Oh, je ferais en sorte que l'on corrige les citations.

-Et s'ils disent non ?

-Je couche avec leur journaliste.

Mr Potter éclate de rire. C'est déjà ça. Remus ne pourra probablement jamais travailler pour lui, mais il aura au moins pu le faire rire. Le pauvre a l'air crevé. Il doit en avoir besoin.

Miss Evans lance cependant un regard sévère à Mr Potter, qui s'arrête aussitôt de rire pour se reconcentrer sur la feuille. Il se racle la gorge.

-Scénario numéro trois, reprend-il, les épaules toujours un poil tremblantes. Juste avant une interview, le ou la journaliste qui doit m'interroger vient m'informer qu'il ou elle va me poser des questions sur un sujet où je ne suis pas du tout préparé.

Il lève la tête.

-Disons, sur l'énergie solaire ou quelque chose comme ça – entre nous, je ne connais rien à l'énergie solaire. À ce moment-là, je pète un câble. Qu'est-ce que vous feriez ?

-Je...ne sais pas. Honnêtement, je pense que je vous dirais juste de boire un scotch et d'arrêter les conneries.

Mr Potter sourit.

-Direct. Ça me plaît. Est-ce que vous oseriez me dire si je postais un truc vraiment malaisant au possible sur Twitter ?

-Oui, affirme Remus sans hésiter.

-Passons à autre chose, déclare fermement Miss Evans.

-Et celle-ci, Mr Lupin, rajouta Mr Potter qui ne regardait plus la feuille. Un journaliste nous contacte à propos d'allégations de meurtre qui me concernent. Demain, on lira partout des accusations, qui me décrivent comme un assassin. Vous devez préserver mon image. Comment vous réagissez ?

-Ca dépend. On s'est déjà débarrassé du corps ou pas ?

Miss Evans s'étouffe avec son café, l'air complètement sidéré.

Mr Potter, lui, sourit de toutes ses dents.


Sirius Black se fait réveiller par un oreiller qu'on lui a jeté à la figure.

-Merci, murmure-t-il à moitié endormi.

-Lève-toi, sale con. Tu es censé être habillé à cette heure-là.

-Il y a du café ?

-Oui, mais tu en auras une fois que tu auras pris ta douche. Dépêche-toi, ou je vais tout finir avant que tu sois prêt.

-Pas gentil, se plaint Sirius en se redressant avec réticence. Pourquoi est-ce que je suis en retard, déjà ?

-J'ai l'air d'être ton assistant ?

-Non, mais tu suis mon emploi du temps bien mieux que Ted quand même.

Regulus soupire :

-Tu visites un centre d'hébergement de sans-abris à huit heures, puis tu as une interview avec la meuf connue de TikTok, puis tu déjeunes avec le représentant des Jeunes Libéraux, puis meeting avec le comité le reste de la journée. Dorcas t'a accroché tes vêtements dans la salle, et Barty et Evan seront là pour t'escorter dans dix minutes. Debout.

-Merci, mon frère chéri, dit Sirius en se tirant du lit et en se frottant les yeux avec les paumes. Ils font quoi, les gens, à un centre d'hébergement pour sans-abris ?

-Comment est-ce que tu réussis à diriger ce parti ? marmonne Regulus en se dirigeant vers la porte. Tu sers vraiment à rien.

-On sait très bien que c'est toi qui dirige ce parti en vrai, moi je suis juste ta petite marionnette, fait remarquer Sirius avec entrain.

-Ferme ta grande gueule, rétorque Regulus en claquant la porte derrière lui.

Sirius ne devrait pas sourire après ça, mais il le fait quand même.

Ça devait être temporaire, de ré-emménager avec son frère. C'est à cause d'une étrange succession d’événements qu'ils en sont arrivés là. Huit mois auparavant, l'appartement de Sirius était sur le point d'être rénové ; il était censé rester dans un hôtel à proximité jusqu'à la fin des travaux. Cependant, il se trouve que Regulus faisait face à une séparation difficile justement au même moment. Ce dernier n'admettrait jamais que la présence de Sirius l'aidait à se sentir mieux (même si Sirius savait pertinemment que c'était le cas).

Naturellement, Sirius a fait semblant d'avoir besoin d'un logement pendant la rénovation – et naturellement, Regulus a fait semblant de ne pas comprendre ce qu'il se passait, et s'est comporté en bon samaritain en proposant un refuge à son frère.

Après ça, tout s'est enchaîné. Une fois les travaux (et le plus dur de la rupture) derrière eux, Sirius a reçu quelques menaces anonymes assez dégoûtantes, et on lui a conseillé d'éviter son lieu de résidence, au moins une semaine ou deux. Un mois plus tard, quelqu'un avait réussi à casser sa fenêtre (impressionnant, étant donné qu'il habitait au dixième étage). On a réparé la fenêtre, et on s'est rendu compte qu'il y avait un problème dans les moulures à régler, et ainsi de suite, et ainsi de suite, et ainsi de suite.

Tout est réglé dans l'appartement de Sirius maintenant, mais à ce stade, c'est pratique de vivre avec Regulus. De toute manière, ils travaillent ensemble – la plupart du temps jour et nuit. Sirius est plus à l'aise quand Regulus est près de lui, et Regulus se sent plus maître de la situation quand Sirius est près de lui. Pour l'instant, ça fonctionne assez bien. Ils s'occuperont des arrangements après les élections.

(Après les élections, c'est l'endroit magique et lointain où on peut reporter tout ce qui ne constitue pas une extrême urgence : les rendez-vous chez le dentiste, chez le garagiste, les sorties en amoureux, le sommeil, etc...)

S'ils continuent à habiter ensemble, ça va de soi qu'ils devraient aller vivre chez Sirius. Il ne l'a pas encore évoqué. Regulus non plus. Sirius se dit que ça doit être pour la même raison que lui-même ne l'a pas mentionné ; même si l'appart de Sirius est plus grand -et objectivement mieux-, ce n'est pas la même chose. Ici, c'est spécial. Saint, si on peut dire.

C'est le premier logement que Sirius a acheté, quelque mois après avoir coupé les ponts avec la famille Black. Il avait dépensé toutes ses économies pour en trouver un qui comptait une chambre en plus, au cas où Regulus se pointait un jour – ce qu'il a fait trois ans plus tard. Lorsque Sirius a fini par être élu député (et obtenir le salaire qui allait avec), il a déménagé en cédant l'appartement à son frère. C'était assez délabré au début, mais ils y ont fait un certain nombre de travaux au fur et à mesure des années. C'est plutôt pas mal maintenant.

Et en plus de ça, c'est chez eux. Leur premier vrai chez-eux.

Lorsque Sirius sort de la douche, Regulus est assis à la table de la cuisine, les yeux déjà rivés sur son écran d'ordi et l'air concentré. Le café de Sirius est déjà prêt, servi dans un gobelet à emporter (c'était prévisible).

-J'espère que tu vas t'étrangler avec, maugrée Regulus en recevant un bisou reconnaissant sur la tête.

-Je ne serai pas béni de ta présence à mes côtés aujourd'hui, donc ? demande Sirius, qui tourbillonne dans la cuisine pour faire ses affaires tout en essayant de boutonner sa chemise.

-C'est à Pandora que tu donneras mal à la tête aujourd'hui, elle te rejoint au centre.

-Oh. Qu'est-ce que tu vas faire alors ?

-On se verra au bureau après ta réunion. Jusque là, je m'occupe de ton discours.

-Tu peux caler des gros mots dedans ?

-Non.

Quelqu'un frappe à la porte.

-Ça doit être tes gardes. Vas-y.

-Je t'aime, Reggie !


Regulus apprécie la flexibilité de son emploi. Il aime que les gens le laissent tranquille, se foutent d'où il est et de ce qu'il fait tant que le travail est bien fait – Regulus maîtrise cette partie, et ils le savent. Il aime bien avoir quelques heures le matin pour pouvoir travailler sans être dérangé – ça lui permet aussi de s'assurer que Sirius parte de chez eux à l'heure, comme ce matin – mais quand l'horloge sonne dix heures, il décide de se traîner au bureau.

Évidemment, contrairement à Sirius, il n'a pas de véhicule avec chauffeur, mais par chance, ça ne le dérange pas de marcher, et les bureaux ne sont qu'à vingt minutes.

Le siège social du Parti Libéral fourmille d'activité, comme chaque jour dernièrement. Regulus n'a jamais participé à une campagne électorale auparavant – Sirius non plus, en tout cas pas en tant que leader du parti. Si c'est à ça que ça ressemble trois mois avant, Regulus a peur de l'état du site une fois que l'on approchera de la date des élections.

Les bureaux sont remplis de boîtes pleines de posters et autre matériel de campagne, et on peut voir chaque jour des nouveaux visages passer les portes. Regulus a eu par le passé peu de raison de penser au nombre de gens qui travaillent pour ce parti au Royaume-Uni, mais apparemment il y en a beaucoup, et ils passent tous par le siège social national comme si c'était chez eux. Le truc bizarre, c'est que tout le monde a l'air de se connaître. Regulus pourrait peut-être en faire partie, si ça l’intéressait de socialiser dans les soirées mondaines.

-Fils de pute, jure Regulus entre ses dents devant la machine à café, une fois qu'il s'est échappé du hall d'entrée.

-Pardon ? demande Teddy en levant le nez de son journal.

-Pas toi, explique Regulus.

Il presse le bouton expresso sur l'écran de la machine, et hoche la tête vers la télé, posée dans un coin :

-Lui.

Une dizaine de micros braqués sous le nez, James Potter blablate sur l'encadrement des loyers – comme si son parti avait quelque chose d'intéressant à dire sur le sujet –, et débite platitude sur platitude.

-Qu'est-ce qu'il a encore fait ?

-C'est juste un fils de pute, affirme Regulus.

-Oh. Je vois, dit Ted en retournant à son journal.

Le truc, c'est que Regulus ne devrait pas éprouver quelque chose d'aussi fort à l'encontre de James Potter. Potter ne devrait pas être leur ennemi numéro 1 – et pourtant c'est leur adversaire principal.

Pourquoi ? Parce qu'ils se battent pour les mêmes votants.

Les chefs de partis ne devraient pas avoir autant d'importance, vu que ce ne sont que les porte-paroles de leur parti ; mais en réalité, ils comptent pour beaucoup, car leurs visages sont les seuls que la majorité des votants connaît.

Regulus a beaucoup de critiques à l'égard de son frère, mais le parcours politique de Sirius est franchement admirable. Il est sorti, visiblement de nulle part, pour agrémenter les vieilles discussions politiques ennuyeuses de couleur et de feux d'artifice. Sirius avait on ne sait comment réussi à rendre la politique sexy – il attirait la jeunesse, et ça se ressentait dans les scrutins, car le parti avait connu un boom parmi les jeunes votants. Sirius se démarquait des autres, une étoile scintillante dans un monde gris.

Et ça marchait.

Jusqu'à ce que James Potter débarque.

Potter a pris la direction de son propre parti, la Gauche, moins d'un an auparavant. Tout comme Sirius, il a rapidement réussi à s'établir comme personnalité bien aimée du public. Sirius et Potter ont tous deux, en dépit de leur âge, réussi à escalader les échelons grâce à leur charme, et maîtrisent à la perfection l'image de jeune leader aussi beau que charismatique. Selon Regulus, les Gauchistes ont vu que tout se passait bien pour Sirius, et c'est la seule raison pour laquelle ils ont choisi un chef de file aussi peu expérimenté.

Malgré des désaccords sur un certain nombre de sujets, Sirius et Potter partagent des valeurs qui comptent pour les jeunes électeurs. Ils sont progressistes, passionnés, ce qui paraît suffire pour la jeunesse d'aujourd'hui, qui se fiche complètement de taux d'imposition ou de politique économique tant que leurs représentants se revendiquent féministes et osent poser devant un drapeau LGBT.

Potter n'a pas non plus plus complètement ruiné l'image de Sirius. Là où il se présente comme un bad boy rebelle, Potter a plus tenté un truc de mec lambda. Comme Sirius, Potter vient d'une famille riche de la haute société, mais contrairement à Sirius, il essaye de faire croire que ce n'est pas le cas. Il essaye à tout prix de s'imposer comme le Gars Sympa, et même si c'est complètement faux au point de rendre Regulus malade, tous les votants semblent tomber dans le panneau.

Officieusement, donc, James Potter est l'adversaire le plus important.

Mais la compétition officielle se joue entre les deux plus grands partis.

À droite se trouvent les Républicains – majoritaires au Parlement – menés par Minerva McGonagall, l'actuelle Première Ministre.

McGonagall est l'une des seules politiciennes pour laquelle Regulus éprouve un respect sincère. Elle se fait régulièrement surnommer Dame de Fer 2.0, en comparaison à Margaret Thatcher, ce que Regulus pourrait comprendre si seulement Thatcher avait eu un cœur. C'est parmi les entrepreneurs et les universitaires que Les Républicains sont les plus populaires, mais on trouve aussi des votants trop paresseux pour vraiment se politiser mais qui ne se considèrent pas socialistes.

À gauche, on trouve le Parti Social-Démocrate, dirigé par Albus Dumbledore, la seule alternative crédible pour le poste de Premier Ministre. Les beaux jours d'Albus Dumbledore en politique sont clairement derrière lui, mais il n'a pas encore l'air de s'en être rendu compte. Les gens qui votent pour les Sociaux-Démocrates continuent à le faire parce que c'est ce qu'ils ont toujours fait, et leurs parents avant eux ; ils pensent également qu'un gouvernement Social-Démocrate est synonyme d'un statu quo.

Aucun de ces deux partis n'est assez puissant pour constituer une majorité. Heureusement, ils ont des alliés. C'est là qu'interviennent les partis qui sont là pour les soutenir.

L'équipe de McGonagall, la Coalition Bleue, est celle qui constitue le gouvernement. Hormis les Républicains, elle compte les Conservateurs, menés par Narcissa Malfoy – comme par magie, la presse n'a toujours pas compris qu'il s'agissait de la cousine de Sirius (et Regulus). Narcissa fait partie de ces politiciens qu'on adore ou qu'on déteste – certains sont enchantés par sa personnalité de femme forte, pendant que d'autres trouvent son aura de parfaite petite femme au foyer horripilante.

Et puis, évidemment, il y a le Parti Libéral, le plus petit de la coalition, auquel Sirius et Regulus ont consacré leur vie. Radicaux et fiers de l'être au niveau de la libéralité de leurs politiques, passionnément progressistes – parfois un peu trop bruyants, si l'on en croit leurs détracteurs. Pas étonnant que Sirius ait été élu dirigeant du parti.

C'est une constellation en forme de grand bazar, à cause des différences idéologiques qui peuvent exister la plupart du temps entre les deux partis de soutien. Ils ont réussi tant bien que mal à cohabiter, soudés au niveau de leurs politiques économiques de droite, et surtout dans leur opposition au camp adverse : la Coalition Rouge.

En plus de Dumbledore et des Sociaux-Démocrates, la Coalition Rouge comprend Les Verts, dirigé par Molly Weasley. Regulus est sûr que tout leur électorat repose sur des hippies fans de sojas qui ne s'informent que par Insta et mamans adeptes de yoga qui veulent se donner bonne conscience tout en prenant l'avion pour les Canaries trois fois par an. Personne ne connaît vraiment les objectifs des Verts – Weasley a l'air d'avoir une passion pour les algues et les éoliennes, mais il lui arrive aussi de s'emporter quand on évoque l'ouverture des frontières ou la prohibition des drogues.

Enfin, il y a évidemment le Parti de Gauche, mené par ce bâtard de James Potter. Vu que ce n'est pas le parti principal, ils sont un peu plus radicaux que les Sociaux-Démocrates, et Potter s'en tire souvent en débitant les conneries socialistes qui le font passer pour un Mec Bien. Quel électorat ? Tous ceux qui votent avec leur cœur en laissant leur cerveau à la maison.

Les six partis, divisés en deux coalitions, formaient un paysage politique complexe mais stable.

Entre : Tom (connard) Jedusor.

Le parti de Jedusor, Le Parti Du Peuple (ou les fascistes, Regulus aime à les appeler), a été fondé il y a une vingtaine d'années, mais n'a obtenu des sièges au Parlement que quatre ans plus tôt, lors des dernières élections. Ils avaient affiché un score faible, ce qui a permis à la Coalition Bleue d'avoir sa propre majorité. Comme beaucoup d'autres, Regulus avait peur de ne pas avoir autant de chance cette fois-ci.

Le pire, c'est que Jedusor vole la plupart des votes Conservateurs, c'est-à-dire des votes de la Coalition Bleue, c'est-à-dire que même si Sirius et Regulus se tuent à la tâche, ils pourraient potentiellement perdre le contrôle du gouvernement.

Cependant, ça n'arrivera pas si Regulus à son mot à dire – c'est pour éviter le pire qu'il travaille encore plus dur.

L'écriture du discours de Sirius ne lui prend pas trop longtemps. C'est lui, l'auteur de discours, après tout. C'était ce pour quoi on l'a embauché à la base en tout cas. C'était déjà son métier avant que Sirius n'accède à la direction du parti. Son rôle a juste... un peu évolué. Dans les faits, il est aussi conseiller politique, stratège média, gérant de crise, législateur, et bras droit de Sirius de manière générale.

Sirius était très sérieux en disant que Regulus dirigeait ce parti.

Disons que Regulus est fort en politique. Il connaît les tenants et les aboutissants du jeu politique aussi bien que le fond de sa poche. Regulus, à l'inverse de Sirius, est un énorme nerd, ce qui lui a permis d'en apprendre beaucoup sur des questions centrales en politique. C'est le seul domaine où tous les compte-rendus et les données que Regulus pourrait réciter les yeux fermés sont vraiment utiles, pas juste du gâchis d'espace mental.

Malheureusement, Regulus n'a jamais excellé dans toute la partie extravertie de la politique. Plus heureusement, Sirius est là pour ça.

Sirius ne comprend rien à l'art de la politique – zéro patience, zéro finesse. Mais Sirius sait parler. Il sait se faire écouter, transformer les projets de lois ennuyants à mourir en la révolution que tout le monde attendait, et séduire même les sceptiques les plus réticents.

Sirius brille le plus fort, comme dans le ciel. C'est la figure de proue idéale, et ça convient très bien à Regulus de rester dans l'ombre.

Sur papier, Regulus reste l'auteur de discours. Ils n'ont pas besoin de nouvelles accusations de népotisme, ou que des gens se mettent à remuer leurs antécédents familiaux – surtout que Regulus a été recruté par la directrice de cabinet, Andromeda Tonks, qui se trouve être sa cousine.

Andromeda frappe d'ailleurs à la porte aux alentours de midi. Ils occupent d'habitude le même bureau, avec Ted et Pandora, mais aujourd'hui, Regulus est assis au bureau de Sirius, comme à chaque fois que ce dernier est absent.

-Il faut qu'on discute d'un truc, commence Andromeda. Sans que tu me tires dessus.

-Ça part mal, annonce Regulus.

-Tu dois venir à PolCon avec nous ce week-end. Tout le monde doit mettre la main à la pâte, et Ted doit s'occuper de Dora, elle vient de tomber malade et on ne préfère pas la laisser toute seule.

Regulus grogne :

-Non.

-En fait, c'est déjà décidé. De toute façon, Sirius t'avait déjà inscrit il y a quelques semaines, mais là on a vraiment besoin de toi.

-Quel sale con.

-Fais attention à ton comportement, chaton.

-S'il veut que j'y aille, pourquoi est-ce qu'il me force pas lui-même ?

-C'est moi ta cheffe, je te rappelle.

-Vraiment, Andy ? L'argument de « c'est moi la cheffe » ?

-Je peux sortir n'importe quel argument, tant que tu viens avec nous. Allez, souris, chéri. On va bien s'amuser. Il y aura toute l'équipe, sauf Ted. On sera dans un hôtel tape-à-l’œil, avec du champagne hors de prix et plein de gens intéressants à rencontrer.

-Quelle horreur.

Andromeda soupire :

-Écoute, Sirius appréhende un peu tout ça, même s'il n'oserait jamais l'admettre, et ça lui fera du bien que tu sois avec lui. Ne vois pas ça comme une obligation vis-à-vis du travail, mais vis-à-vis de ton frère.

-Dans ce cas-là, je te considère pas comme ma cheffe.

-Pas de souci, je peux te sortir l'argument de « je suis ta cousine ».

Regulus ricane.

-Le train part jeudi matin, à sept heures, ajoute Andromeda, consciente qu'elle a gagné. Barty et Evan iront te chercher une heure avant. Je suppose que Sirius vit toujours avec toi ?

-Hélas, oui.

-L'adresse de d'habitude, alors. Je sors m'acheter à manger. Je te prends des sashimi. Je pense qu'un peu de vitamine D ne te ferait pas de mal.

-Merci.

Il n'a pas très faim, mais il sait par expérience que ça ne sert à rien de se battre une fois qu'Andromeda s'est mis en tête de le nourrir.

-Hey, Andy ?

Sur le point de fermer la porte, Andromeda réapparaît.

-Oui ?

-Est-ce que Dora va bien ? Tu as dit qu'elle était malade.

Elle lui lance un faible sourire.

-Elle va bien, il faut juste qu'elle dorme un peu, même si elle déteste ça.

-Normal, dit Regulus. Elle est à moitié Black, après tout.

Notes:

Yayy i love this so much! so you know when i said translating took time? This single chapter kept me busy during two train journeys to Barcelona, aka approximately 7-8 hours in total just for one single chapter this is crazy lmao

just a rapid question; would you like me to keep the notes written in english and french, or should i write only iin one language? You tell me!

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Yayy premier chapitre terminé !! Vous vous rappelez quand j'ai dit que la traduction, c'était long ? Rien que ce chapitre m'a occupé un aller-retour en train à Barcelone, soit plus de 7-8 heures en tout, juste pour UN chapitre au secouuurs

Petite question : est-ce qu'il vaut mieux que je garde les notes en anglais et français comme ça, ou que je favorise une seule des deux langues ? Dites-moi !

AND last thing promise i am a beginner at HTML so do not hesitate to tell me if the formatting is weird or just non-existent lmao IT MAY HAPPEN we never know